Poèmes

Mercredi 18 octobre 2006
A l’heure où les honnêtes gens dorment
Quand les masques se fissurent
Les heures de la nuit sonnent
Ma plainte se confond en murmure

Toi dans le lit de tes amours
Tu gîs en victime délicieuse
Attendant le petit jour
Qui aura raison de la morsure heureuse

De nos moments, j’ai laissé mon âme en l’état
Mots enivrants, regards exquis
J’ai laissé mon âme en l’état
Dans la banlieue du paradis

Ce soir où la lumière artificielle
A figé ton ombre sur ce bout de Paris
Le gris du bitume devenait ciel
Notre astre brillant, protecteur des infamies

De l’instant infini
Ne demeure que le souvenir
Sans toi, sang de ma vie
Thanatos est mon avenir
Par Ugo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 octobre 2006
Tu lui appartiens en dulcinée
Poignets fragiles enchaînés
Les promesses qui ne veulent mourir
Se fondent en éternités qui vont flétrir

Ces soirs où tu hésites
Entre cet amour et sa limite
Quand de ton âme, la souffrance
Te procure ce délice intense

En lucioles de mort
Le bonheur de vos corps
Te défigure
Ouvre la blessure

Pour toi l’essentiel est de vivre
Tenir le vivant, en être ivre
De tes plaies saigner
Et porter en tes lèvres sang frais

Je t’ai laissé repartir en son lointain univers
La où le plaisir ne peut qu’être sanguinaire
Dans son château à l’extrême des mondes
Mais de la bas me parviennent tes ondes

Je me souviens la des mots qui mon cœur allègent
De nous deux et de nos yeux en fièvre
De tous ces morceaux de toi
Moi qui aujourd’hui ai tellement froid

 

 

Par Ugo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 octobre 2006
Il est automne en cette vie
Et ma lucidité me fuit
Vapeurs d’alcool léger dans ma bouche
Fuite éperdue de ce qui me touche

Ce que je dissèque en fresque
L’analyse de cette détresse
Qui mon corps envahit
Quand l’espoir me trahit

Celui du fantôme de mes nuits
Vampiresse en moi tu vis
Peuple mes plus beaux songes
La perte de cette espérance me ronge

Nos cœurs sont des verbes
Conjugués au futur des superbes
Mon âme devenue ton grimoire léthal
Ma résistance se fane

J’ai peur du seuil
De l’horreur des jours de deuil
Où je devrais sans toi, ma vie composer
Ton visage, à mes yeux, accroché

 
Par Ugo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 octobre 2006
Tu es la flamme qui forge mon épée
Le baiser qui guérit mes blessures
La créature qui m’effraie
Le plus beau des murmures

Apparition magique
Je m’enivre de ta présence
Moi d’aventure si prolixe
Du merveilleux, je saisis désormais tout le sens

Les lieux de nos souvenirs perclus
Tavernes de perdition, d’amour interdits
Ont jetés sur mon cœur perdu
Ce halo de mystère qui me séduit

Feu incandescent, mon Dieu, je brûle
De ces instants sacrés
Où nos derniers regards se consument
Nos âmes maintenant éloignées

Dans le vent qui, la, m’accompagne
Je marche à pas pressés
Le passant lira sur ma face
Le triste tourment des souvenirs passés
Par Ugo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 octobre 2006
Tu es l’Euphémisme à l’enfer,
La métaphore de ses flammes
Tes mots me lacèrent
Leur murmure embrase mon âme

En chemins tortueux, en labyrinthes inexplorés
La où créatures noires se fondent en infamie
Je me perds en cette quête insensée
Et découvre ton visage en filigrane de pluie

Pas mesurés, cœur en apesanteur, souffle coupé
Nos mains se joignent en liens inextricables
Yeux fascinés qui ne peuvent se livrer
Nous sommes les héros de notre propre fable

Ta bouche désormais en mon cou blanc
Ses crocs me transpercent, je ne demande grâce
Du plaisir ultime, je sens les relans
Un sang épais macule ma face

Tu me regarde en prédateur amusé et désinvolte
Je porte ce baiser en toi qui te fait pâlir
De la nuit glaciale nous sommes à la porte
Nos esprits et nos corps ne veulent en sortir

 
Par Ugo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Catégories

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus