Jeudi 19 octobre 2006
Le concile des oracles gris eut édicté l’imprécation
Que pénétrant en tes terres le papillon audacieux
N’aura de sauf que le foyer des pupilles muées en miroir facétieux
De tes cils noirâtres aux battements tel une kora, la déclamation

Car raison somnole en une neffe profonde, de l’esprit l’excavation
Lorsque mes ailes fébriles, promeneuses de songes malicieux
Caressent au rythme d’un vent sage tes droites épaules, ces charmes ambitieux
Parfums d’ambre sauvage saupoudrant mon cœur d’une étouffée supplication

Qui désormais tisse mes paupières au zénith du couchant
En un animé brocard multicolore, de ton sourire le souvenir chatoyant
Aimant à se complaire en l’éclat de ta robe de fière mousseline rougeoyante

Comme, chère Rose, tes charmantes fantaisies toute résistance obliquent
Et font du sage roi sommeil une eau vive tournoyante
Où courtisans moroses face au courant abdiquent
Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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