Unique créature déambulant en reine de la cour des miracles
Mon Ange qui rongez mes yeux vibrionnant de désir
De vos beautés flambeaux comme oracles,
Ces voltigeurs orfèvres, protecteurs au soudain déplaisir
Que guérit la funeste absinthe des bacchanales ivresses
Bues en gorgées coupables et livides
Mimes solitaires d’une passion ignorant les paresses
D’infortunées automnales chrysalides
Vous êtes, tendre Rose, un sceptre floral, au vent frémit
Malgré les calendes implacables du cœur languissant
Une précieuse capeline retroussée qui jamais ne Flétrit
Et coiffe mon jardin en myocarde d’un couvre-chef rougissant
Ses haies verdoyantes, allées jadis dominées d’arceaux de raison
Se troublent à votre murmure, tel le vent caressant un champ de blé uniforme
Dans une mélodieuse et aérienne oraison
Du souvenir figé de la norme
Lorsque mes sillons friables d’imaginaire galopent vers vos cieux fantomatiques
Où vous déposez quelques mots fécondant l’espérance d’unisson des âmes
Sur ce lancinant ton lointain et énigmatique
Comme grenades dégoupillées jetées à la tranchée du lendemain… terrifiantes armes
Alors je contemple ici ce fusain de nuances bleutées, blason songeur
Emouvants contours se drapant d’un voile de soie noire,
Paravent contrasté d’une enchanteresse et messager rieur
Faisant raisonner vos murmures tels psalmodies de grimoire