Mercredi 18 octobre 2006
Tsunami de mes sens
Tu n’est pas phénomène mais exception
Des soubresauts de mon âme sans défense
S’échappent les fièvres du spectacle de ta floraison
Tu es seule éclairée par les phares
Dans cette ruelle au milieu des visages troubles
Je t’esquisse en soleil noir
Toi croissant de lune qui te dédouble
Droites parallèles ne dévient du tracé
Dans la torpeur d’un soir blême
Souvenir délicat d’instants passés
Courbes se croisent mais jamais ne se ferment
Bout de fer rouillé contre l’aimant
Fatalité face au destin
Du rocher solitaire en pature à l’océan
Goélette quitte la terre ferme, cœur marin
Tu dérives maintenant dans l’horizon qui soupire
Echappe à mes mains tremblantes et moites
Flocon blanc d’un ciel sans rires
Tu regarde suspicieuse mon coeur écarlate

