Jeudi 19 octobre 2006

Tapis dans l’ombre de nos regards coupables

A la faveur des foules crédules

Nos âmes clandestines, fragiles funambules

Perdent l’équilibre entre cœurs ardents et mots affables

 

Tu enfantes en mes pensées l’irraisonnable

Démesures de palpitations émules

Des vœux honteux de crapules

De voleur de ta personne à ce vampire enviable

 

Mes rêves de conjugaisons au futur de la seconde personne

Du pluriel et du singulier raisonnent

Se fondent en tes yeux soulignés couleur graphite de grimoire

 

Tu dois partir, et ne reste dans cet éden de circonstance

Que le halo d’un instant temporel dérisoire

Mais en moi, figée, l’empreinte cannibale du désir immense

Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 19 octobre 2006
D’abord ces visages de porcelaine
Aux yeux contours d’améthyste
Qui vous laissent embrasée la caverne
Aux fantasmes égoïstes

Puis la ronde des mots doux
Murmures caressants comme le contour d’une lèvre
Des guillemets saveur sucre roux
A l’éros ne laissent pas de trêve

Dans cette horizon de cœurs qui s’inclinent
Des rires comme autant de parades nuptiales
Feuillets grivois pour baldaquins de famine
Démons sur leur pic de débauche fatale

Je tourne dos à leurs théâtres
Des trois coups j’abdique le règne
Le ciel des voluptés est grisâtre
Mon âme cachée à l’ombre des persiennes

Les prophètes révisent leurs calculs
Scénaristes jettent le script aux oubliettes
Souffleurs dans l’écho qui reculent
Metteurs en scène sur la sellette

Car prêtresse de sang, tu es seule ici bas
Dans mes yeux, ma sueur et ma chair
Et je préfère de loin le trépas
Aux plaisirs hors de ton ministère

Malgré psalmodies et prières
Dans la pénombre, l’absence écrasante
Raffine le souvenir de rencontres en terres de bruyère
Distille l’alambique de lave ardente
Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 19 octobre 2006
L’onde sombre et imperceptible
Echo d’un submersible sans sonar
S’insinue en ma cellule, inaccessible
De mots prisonniers aux accents de lune noire

 

La geôle se referme en silence
Cliquetis de pixels sur l’écran de nos nuits
Ton poison enivrant  libère ma démence
Et dans l’ombre cette overdose qui luit

 

Dans le mirador il veille
Entité seule, juge, accusation et partie civile
Gardien amoureux et unique du sommeil
De nos instants fragiles

 

Sur les pierres froides du cachot, le reflet de l’espoir
Eclaire mon cœur toxicomane
Tu m’offres la méthadone d’un parloir
Interphone numérique de nos âmes médianes

 

Doux mirage de mes nuits, tendre lionne
Au détour d’un rire, d’un oubli, n’égare pas la clef
Des métaphores de ta personne
Qui de mon cerveau malade ne veulent s’évader

 

Dans l’escalier de la tour de garde montent tes pas
Les râles, rituel d’offrande de ton trésor et de tes sens
Tu y sommeille alors, sans entendre le fracas
De mes cardiaques résonances
Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 19 octobre 2006
A la vue de son nom je blemis

Comme jadis marins face au pavillon noir

Et en mon âme couleur alcove d’un soir

S’insinuent les prémonitions de rêves évanouis

 

Son murmure, souffle exquis

Suffit seul à ébranler ma batisse devenue fortin dérisoire

Dont les poutres de chêne par la grâce du grimoire

Se courbent comme autant de sirupeux marquis

 

Elle enfante la démesure de l’aube au coucher

Dans les coursives du donjon où vont se précipiter

Diables amoureux au cou blême empreint de morsures

 

J’ère alors hagard priant de mes larmes l’esprit divin

Pénitent singulier et hésitant dans l’horizon des blessures

De ses crocs sanguinolents, j’aimerais être le festin
Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 19 octobre 2006
Monnaie sonnant sur les rictus des figures
Coffres repus de bijoux insolents
Fresques reposant sur chevalets de dorures
Flasques de temps indolents

 

Vanité des savoirs
Quête éperdue de sagesse universelle
Croisade contre miroirs
L’orgueil seul butin d’immense escarcelle

 

Monnaie sonnant sur les rictus des figures
Coffres repus de bijoux insolents
Fresques reposant sur chevalets de dorures
Flasques de temps indolents

 

Vanité des savoirs
Quête éperdue de sagesse universelle
Croisade contre miroirs
L’orgueil seul butin d’immense escarcelle

 

Ils n’ont idée de leur pauvreté, valeurs floues
Que leurs dentelles sont frusques
Leurs huiles, de vulgaires boues
Toi, trésor plus unique qu’une pièce étrusque

 

Dans les pas pressés d’une foule en silence
Fichier défilant de visages matricules
Une cellule rouge, irréelle surbrillance
Signal d’alerte merveilleux d’un cœur qui bascule

 

Le pirate sympathique du destin
Sa complice, mélodie d’un soleil germanique
Ont balayés nos doutes d’un revers de main
Jetés un sort bienheureux, ton âme magnétique

 

Alors j’ai brûlé mes mots racoleurs de cloporte
Echoué les sentiments bienheureux sur des récifs
Construit de mes mains une place forte
Pour te protéger de leurs désirs primitifs

 

Car je sais que ta chevelure nocturne
Serait suaire des larmes de prétendants
Aussi sûrement que sous la lune
Par Ugo - Publié dans : Poèmes
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